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Stanislao Lepri Ecrits de Stanislao Lepri du Regard


Ezra Pound, dans “How to Read”, condamnait à l’oubli tout artiste qui n’aurait pas découvert des régions nouvelles de la fantaisie ; T.S. Eliot, au contraire, soutenait que “nous nous arrêtons avec complaisance sur ...
ce qui différencie un poète de ses prédécesseurs, surtout immédiats ; nous cherchons quelque chose qui puisse être isolé pour pouvoir l’apprécier. Or, en rencontrant un poète dépourvu de ce préjugé, nous constaterons souvent que non seulement le meilleur de son œuvre, mais jusqu’à son originalité, peuvent se rattacher aux poètes morts, ses ancêtres qui ont le plus vigoureusement affirmé leur immortalité”.
Stanislao Lepri est un de ces artistes qui ne craignent ni citation ni reminiscence; il ne les craint pas précisément grace à sa conviction intime de n’être ni un épigone ni un imitateur, mais au contraire de posséder cette originalité plus subtile qui consiste à jeter a un prédécesseur, un défi sur le terrain même où celui-ci excellait. Comme Stravinski, il est capable de créer du nouveau sur l’air d’un maître du passé. Et si ce maître revenait àla vie, il serait surpris de voir ces étranges fruits de son arbre: "Miraturque novas frondes et non sua puma”
Le simple changement de titre d’un livre peut être plus révélateur que ne le croit l’auteur lui-même. Matteo Marangoni remplaça le titre de son livre : Super Vedere (publié en 1953), par Come si guardo un quadm, a l’occasion de l’édition florentine de 1948. Or, Lionello Venturi venait de publier à Rome, en 1947, un ouvrage sous un titre semblable : Come sz' comprende la pittura. Marangoni et Venturi visaient le même but didactique, celui de diriger le goût du public vers l’appréciation de la peinture post-impressionniste. Mais il y a dans le titre de Venturi un saut qualitatif qui n’apparait pas dans celui de Marangoni : un facteur intellectuel y est souligné, qui semble privilégié par rapport a celui des sens. Pour les yeux, un tableau peut n’étre qu’agréable ou non, mais pour l’esprit, c’est un autre critère d’appréciation qui prend le dessus. Le fait de regarder n’implique pas, comme celui de comprendre, une perspective culturelle. Pour le regard, le plaisir des yeux semble, à lui seul, un critère suffisant. Or, on peut arriver a comprendre même ce qui, au premier abord, ne plairait pas : grâce au filtre d’un raisonnement, un tableau, repoussant pour les yeux, peut finir par plaire.
L’introduction de Venturi possede une cohérence apparente, mais en fait, un sophisme subtil s’y glisse. Jusqu’a un certain point, la souplesse de ce sophisme résiste à la tension, mais il y a un point de rupture, bien que le lecteur puisse ne pas s’en apercevoir, et trouver le Descensus Auemo facile, au point qu’il lui sera extrêmement ardu d’effectuer le retour au soleil: “Nuit et jour, les portes du grand Enfer sont grand ouvertes, mais revenir sur ses pas et retourner à l’air supérieur : “Htc opus, bic labor est” Ce que savent bien, hélas, les peintres contemporains dont les efforts pour retourner au ñguratif sont pathétiques à l’extrême. Stanislas Lepri n’a pas eu a accomplir ces pénibles efforts, car il n’a jamais eu à traverser le désert aride de la peinture abstraite.


Notre prix : € 18.00

Titre
Stanislao Lepri Ecrits de Stanislao Lepri
Auteur
Stanislao Lepri - Préface de Mario Praz 
Edition
du Regard 1979
Réf commande
D-1979.STALEP

Fiche technique : Couverture cartonnée sous jaquette couleur
168 pages plus de 106 illustrations couleur + N/B
1300 grammes
23.7 cms
de large
31 cms
de haut
2.3 cms
d'épaisseur

Fiche d'état : état moyen !
Sans taches, notes, ou soulignages quelconques ! 
Pas de pages pliées ou cornées.
Avec une dédicace de Lepri en page de titre
Couverture :
jaquette défraîchie, et couverture un peu décolorée
Tranche :
bon état
Intérieur :
bon état


Réservation et enlèvement sans frais en magasin, ou

envoi à votre domicile en Belgique via Bpost en 2 jours
participation aux frais de port 4€50 )

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